



A travers les cérémonies auxquelles les groupements d’anciens participent, la fédération souhaite mettre en avant l’ensemble des valeurs qui ont guidé depuis 200 ans l’action des anciens sapeurs pompiers de Paris et à rendre à ces derniers l’hommage qu’ils méritent de la part de toutes celles et ceux qui ont pris l’engagement de servir l’homme.
Les manifestations patriotiques qui jalonnent la vie associative de la BSPP soulignent les qualités de cœur de nos anciens et celles des jeunes d’aujourd’hui qui sont fiers d’avoir servi ou d’appartenir à notre corps prestigieux.
Le sens du devoir qui les anime, l’esprit de sacrifice et de solidarité qui les rassemble, l’exigence d’excellence qui les forge au quotidien, sont autant de points de repère pour qu’ils puissent s’épanouir individuellement et collectivement.
Si la fabuleuse histoire des pompiers de Paris montre que le livre ouvert de la vie du corps est rempli de pages héroïques, écrites par les plus humbles des soldats du feu dont il nous arrive de sacraliser la pensée et les actes, je crois qu’il est de mon devoir de vous rappeler que c’est le rôle des anciens sapeurs pompiers de ne jamais les refermer, de ne jamais oublier que le souvenir doit se transmettre à nos cadets pour qu’eux aussi essayent de témoigner à leur tour, ce qu’ils vont vivre, ce qu’ils vont construire, ce qu’ils vont laisser à la postérité.
Je dis souvent qu’on ne meurt définitivement que lorsque l’ombre de l’oubli s’étend sur le souvenir…
Comme nous l’avons promis dans la rue d’Oslo, Quai de Grenelle, à Melun, Dunkerque ou Rouen, comme nous le promettons à Vauquois ou à Verdun, à Epernay, à Neuilly ou rue Beaubourg, nous ne pouvons pas oublier et nous n’oublierons jamais le sacrifice de ceux qui nous ont laissé en héritage l’honneur pour vertu et le courage d’agir pour aller vers notre idéal ;
Je livre à votre sagacité de méditer ces vers de Victor Hugo dédiés aux disparus et qui, à mon humble avis, reflètent formidablement bien notre impérieuse nécessité de ne pas oublier…

A toi, à vous tous, que je n’ai pas connus,
Partis trop tôt par une vie volée,
Vivre un peu plus vous auriez voulu
Une chance, que l’on ne vous a pas laissée.
Tu as pensé : j’aurai voulu vivre
L’histoire nous emportant jusqu’à vous ;
Mais trop tard, pour que l’on vous délivre
Corps meurtris tombant à genoux.
Oubliés ou connus de l’histoire,
Comme la brise soulève une feuille,
Pour tomber, sans ne plus rien croire
De ces canons pointés d’un seuil.
Le passé n’est pas si loin
Votre futur est ce moment présent ;
Vos âmes blotties dans un coin,
Se penchent en vous regardant.
A présent, vous êtes libres
Une pensée pour vous fleurit ;
Ne tarderont pas à vous suivre
Vos bourreaux aux cœurs salis…
Nous ferons tout pour que cela n’arrive plus jamais…
Colonel (ER) LE BOT Christian
Président de la FNASPP
